I.              RELATION BILATÉRALE EN MATIÈRE DE COOPÉRATION ÉDUCATIVE, TECHNIQUE ET SCIENTIFIQUE

 

 

 

Les visites d’État du Président de la République française, François Hollande, au Mexique en avril 2014 et du Président des États-Unis du Mexique, Enrique Peña Nieto, en France en 2015, ont constitué autant de moments clés de l’histoire de la relation bilatérale, ayant permis de renforcer et d’approfondir les liens de coopération éducative entre les deux pays.

 

Des rencontres bilatérales au plus haut niveau se sont déroulées entre 2016 et 2018 ayant pour objectif de motiver la création de nouvelles initiatives et de renforcer les programmes de coopération franco-mexicains en matière éducative, technique, scientifique et dans les domaines de la coopération décentralisée et de la santé.

 

 

 

 

 

Principaux résultats

Visite 2014

§  Signature de 41 conventions en matière de coopération (dont 27 dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, six en matière de coopération technique et une de coopération décentralisée).

§  Inauguration du Campus aéronautique franco-mexicain à Querétaro.

§  Renforcement des activités de la Maison universitaire franco-mexicaine à l’Université de Toulouse.

§  Création du Centre d’études mexicaines de l’UNAM à la Sorbonne.

§  Création de nouveaux programmes destinés à renforcer et à développer la mobilité étudiante entre la France et le Mexique.

§  Création d’un nouveau Centre de formation professionnelle franco-mexicain en matière de développement des produits industriels.

Visite 2015

§  Inauguration du Centre d’études mexicaines de l’Université nationale autonome du Mexique à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6), actuelle Paris-Sorbonne.

§  Signature de 70 instruments juridiques (dont 47 en matière éducative, technique, scientifique, décentralisée et sanitaire).

§  IIe Forum franco-mexicain de la recherche et de l’innovation ayant réuni les principaux acteurs de la coopération académique et scientifique entre les deux pays.

§  IIe Forum franco-mexicain de santé, Académie de Médecine (France).

§  Inauguration des nouvelles installations de la Maison du Mexique à la Cité internationale universitaire par des autorités françaises et mexicaines en matière d’éducation.

2016-2018

-       Rencontres de haut niveau entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays.

-       Création du Programme de mobilité en France pour étudiants, enseignants et directeurs des écoles normales du Mexique.

-       IIIe Forum franco-mexicain de la recherche et de l’innovation.

-       Signature de la Convention de coopération entre le CONACYT, l’UNAM et le CNRS visant l’ouverture d’une Unité mixte internationale de mathématiques à l’UNAM.

-       Organisation annuelle du Symposium des boursiers du CONACYT en Europe, au Parlement européen (Strasbourg).

-       Développement de la mobilité étudiante entre la France et le Mexique.

-       Renforcement des programmes franco-mexicains de coopération.

 

 

 

 

 

II.            COOPÉRATION ACADÉMIQUE ET SCIENTIFIQUE

 

 

La relation bilatérale éducative et scientifique entre le Mexique et la France est en évolution permanente, forte de plus de 770 conventions conclues entre des établissements français et mexicains, et d’une activité scientifique particulièrement intense, grâce à plus de 200 projets de recherche, une production annuelle de 600 publications scientifiques conjointes et plus de 1 000 échanges scientifiques par an. La France est le troisième partenaire du Mexique en matière de publications conjointes, tout d’abord dans le domaine des mathématiques et ensuite dans celui de la physique.

 

 

Le Mexique en France

§  La France se situe au troisième rang en tant que pays d’accueil des étudiants universitaires mexicains, derrière les États-Unis et l’Espagne.

§  Au cours du cycle universitaire 2016-2017, 2 955 jeunes étaient inscrits dans des institutions françaises d’enseignement supérieur, dont 51,3% des femmes. 2 044 étudiants (63,2%) étaient inscrits à l’université, 226 (7,6%) dans des écoles de commerce et 685 (23,2%) dans d’autres écoles (grandes écoles, écoles d’ingénieurs, d’art, spécialisées…).

§  Au nombre des filières privilégiées par les étudiants mexicains figurent les suivantes : finances et gestion d’entreprises, sciences de l’ingénieur, beaux-arts, langues, culture, design et mode.

§  55% de la mobilité étudiante mexicaine en France relève des conventions de coopération.

 

La France au Mexique

§  Les jeunes français représentent la deuxième communauté étrangère la plus importante du Mexique. D’après les données de l’Ambassade de France au Mexique, au cours du cycle scolaire 2016-2017, 1 700 étudiants français ont suivi des études au Mexique.

§  Depuis 2014, le Mexique est État observateur auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

§  Le Mexique occupe la première place en Amérique latine dans le domaine de l’apprentissage du français, fort de 250 000 étudiants.

§  Le français est la deuxième langue étrangère la plus étudiée au Mexique derrière l’anglais.

§  Le Mexique est le premier pays non européen par le nombre d’inscriptions aux certificats DELF-DALF, auprès de 76 centres certifiés. En 2017 ces institutions comptaient 20 426 candidats, soit une augmentation de 29 % en trois ans.

§  Le Mexique a 4 Lycées franco-mexicains (4 000 étudiants) et 36 Alliances françaises.

 

Pour plus d’informationshttp://www.campusfrance.org/fr/ressource/focus-pays-de-campus-france-mexique

 

III.           PRINCIPAUX PROGRAMMES DE MOBILITÉ ACADÉMIQUE

Les programmes de coopération en matière éducative visent à développer la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs français et mexicains, et à renforcer la coopération en vigueur. Ils sont mis en place dans le cadre de la politique de diversification de l’offre éducative pour les Mexicains à l’étranger.

 

a)    Bourses et programmes de mobilité du Ministère mexicain de l’Éducation publique

 

Programme d’échange Mexique-France pour l’enseignement des langues. Des étudiants mexicains titulaires d’une licence réalisent un stage de 7 mois en France (octobre-avril). Leur travail consiste à aider les enseignants d’espagnol dans leurs cours auprès des établissements scolaires (niveaux primaire et secondaire). De leur côté, des étudiants français titulaires d’un master 1 effectuent un stage de 7 mois au Mexique (octobre-avril) et aident les enseignants de français dans les universités et les établissements de niveau secondaire. Ce programme est en cours depuis 1999.

Pour plus d’informations :  http://www.dgri.sep.gob.mx/6_con_pr.html

 

Programme de mobilité franco-mexicain MEXPROTEC. Des étudiants mexicains inscrits auprès des universités technologiques du Mexique préparent une licence professionnelle en France pendant un an pour obtenir un double diplôme. Ce programme est en cours depuis 2002.

Pour plus d’informations: http://www.cnbes.sep.gob.mx

 

Programme de mobilité franco-mexicain MEXFITEC. Des étudiants mexicains et français en 3e, 4e ou 5e année d’école d’ingénieur réalisent un stage d’une durée d’un an en France et au Mexique, respectivement, auprès des grandes écoles d’ingénieur et des universités mexicaines. Ce programme est en vigueur depuis 2002.

Créés en 2001, les programmes MEXPROTEC et MEXFITEC constituent des exemples emblématiques de la riche coopération universitaire entre le Mexique et la France. Chaque année, ils permettent la mobilité de 100 étudiants dans les écoles françaises d’ingénierie et de plus de 200 dans les instituts universitaires de technologie (IUT) en France.

Pour plus d’informations: http://www.dgesu.ses.sep.gob.mx/MEXFITEC.htm

 

Programme de mobilité de troisième cycle Mexique-France.  Il a pour objectif de soutenir la formation des ressources humaines de troisième cycle dans plusieurs secteurs stratégiques et prioritaires pour le développement national, dans le but de contribuer à améliorer le niveau de vie de la société et de générer une plus grande compétitivité internationale. Ce programme est en cours depuis 2014.

Pour plus d’informations: http://www.becas.sep.gob.mx/beca/215/show

 

Programme de mobilité pour étudiants, enseignants et directeurs des écoles normales. Accord de coopération bilatéral entre le Ministère mexicain de l’Éducation publique et le Ministère français de l’Éducation nationale, visant à promouvoir la mobilité en France des étudiants, enseignants et directeurs des écoles normales. Dans le cas des étudiants, le programme se concentre sur ceux inscrits en dernier semestre de licence auprès des écoles normales publiques du Mexique. Cette bourse permet de suivre un stage de formation auprès des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation en France.

Pour plus d’informations: http://www.dgespe.sep.gob.mx/

 

b) Bourses du Conseil national de la science et de la technologie (CONACYT)

Bourses d’études pour les titulaires d’une licence. Le CONACYT publie chaque année un appel à candidatures pour des bourses à l’intention des professionnels mexicains, titulaires d’une licence, et souhaitant suivre ou suivant des études auprès des institutions étrangères de haut niveau, de préférence dans les secteurs établis par le Programme spécial des sciences, de la technologie et de l’innovation (PECITI): sciences exactes et naturelles, ingénierie, sciences de l’environnement, biotechnologie et sciences agricoles, sciences de la santé, énergie.

Bourses avec le gouvernement français. Des bourses sont offertes aux étudiants de doctorat inscrits dans les universités et les laboratoires de recherche de la République française.

Pour participer à ce programme, il est nécessaire de répondre à l’appel à candidatures CONACYT- gouvernement français, publié sur le site du CONACYT. 

Bourses pour étudiants étrangers. Ce programme s’adresse à des étudiants étrangers inscrits à des programmes présentiels et conventionnels de doctorat, master ou de spécialité, inscrits auprès du PNPC et s’engageant à se consacrer en exclusivité au programme en question tout en maintenant la qualité académique stipulée dans les critères établis par la Convention d’attribution de la bourse et le Règlement des bourses du CONACYT. Les étudiants doivent être présentés par leur institution mexicaine d’appartenance.

Appel à candidatures de l’Agence nationale de la recherche (ANR) – CONACYT. Programme visant à renforcer la coopération et le financement international en matière scientifique, technologique et d’innovation. Le CONACYT, à travers le FONCICYT, lance un appel à candidatures annuel à l’intention des institutions d’enseignement supérieur, des centres publics de recherche et des organismes du secteur public, fédéraux ou régionaux mexicains, effectuant des activités de recherche scientifique ou de développement technologique, inscrits ou préinscrits au  Registre national des institutions et entreprises scientifiques et technologiques (RENIECYT), et entretenant un lien fort avec des groupes de recherche appartenant à des institutions françaises. Il s’agit de présenter des projets conjoints de collaboration internationale dans les secteurs suivants: gestion efficace des ressources et adaptation au changement climatique, sciences sociales et humanités, sécurité alimentaire et nutrition. Un même projet doit être présenté auprès du CONACYT par le groupe mexicain et auprès de l’ANR par le groupe français.

 

Appel à candidatures pour des stages postdoctoraux à l’Institut Pasteur. Ce programme vise le développement de la coopération pour contribuer à la compréhension, à la prévention et au traitement des maladies à travers la recherche, l’enseignement et les initiatives publiques de santé. Le Mexique privilégie les secteurs d’études suivants: maladies métaboliques et désordres; maladies émergentes, tropicales et non traitées; maladies virales; inflammation et immunologie; vaccins; maladies cardiovasculaires et oncologie.

 

Bourses FONCA-CONACYT. Dans le but d’encourager le développement académique et la formation professionnelle des étudiants et chercheurs dans les domaines artistique et culturel, des bourses sont offertes pour suivre des études supérieures dans des écoles, universités et institutions au prestige reconnu à l’étranger. Elles s’adressent aux étudiants mexicains titulaires d’un diplôme de master dans l’une des disciplines suivantes: architecture, arts visuels, design, études culturelles, gestion culturelle, lettres, musique, restauration du patrimoine culturel, théâtre.

Pour plus d’informations: https://www.conacyt.gob.mx/index.php/convocatorias-becas-extranjeros/convocatorias-becas-al-extranjero-1/convocatorias-abiertas-becas-al-extranjero/convocatorias-becas-al-extranjero-2018

 

Accord Mexique-France pour la formation et le perfectionnement scientifique et technologique (PROGRAMME ECOS). Ce programme vise à encourager la collaboration entre les communautés académique et scientifique des deux pays, à travers le financement des projets de recherche conjoints présentés sur concours dans le cadre d’appels à candidatures annuels. Depuis 1994, le programme ECOS s’attache à financer des projets de recherche dans tous les domaines du savoir, dans lesquels des universitaires mexicains et français collaborent ensemble. Les institutions participantes sont les suivantes: ANUIES, ECOS-Nord France, SEP, CONACYT, Ministère de l’Europe des Affaires étrangères et Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Pour plus d’informations: http://www.univ-paris13.fr/cofecub-ecos/ecos-nord/institutions-partenaires

 

IV.           INSTITUTIONS MEXICAINES EN FRANCE

Maison universitaire franco-mexicaine (MUFRAMEX)

La création de la Maison universitaire franco-mexicaine à Toulouse, en octobre 2004, découle de la signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère mexicain de l’Éducation publique (SEP) et le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR). La MUFRAMEX est accueillie dans les locaux de l’Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées (UFTMIP).

La MUFRAMEX a pour mission d’encourager la coopération entre les institutions d’enseignement supérieur ou de recherche françaises et mexicaines, ainsi que de faciliter leur internationalisation. Elle a pour principales fonctions : i) promouvoir la création de réseaux thématiques et renforcer les réseaux existants en matière d’enseignement supérieur et de recherche; ii) contribuer au processus d’internationalisation des institutions d’enseignement supérieur du Mexique et de la République française (accompagnement, soutient et gestion des programmes); iii) élaborer des instruments de soutien à l’internationalisation des institutions d’enseignement supérieur.

 

Le Conseil national de la science et de la technologie et la Maison universitaire franco-mexicaine organisent depuis 2010 le Symposium des boursiers du CONACYT en Europe dans les locaux du Parlement européen. Ce rendez-vous a pour objectif d’offrir un espace de réflexion aux étudiants et chercheurs mexicains boursiers du CONACYT qui, à travers des tables rondes, ont la possibilité de présenter et d’échanger des expériences autour des projets en matière scientifique, sociale, culturelle et technologique, sur lesquels ils travaillent en Europe dans le cadre de leur doctorat et/ou de leurs activités professionnelles. Cet événement réunit chaque année 200 professionnels mexicains et personnalités académiques et scientifiques de haut niveau.

 

Contact:

Mme Sonia V. Rose

Directrice

Maison universitaire franco-mexicaine

Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées

41, allées Jules Guesde, CS 61321

31013 TOULOUSE Cedex 6

France

Tél.  (+33) (0) 5 61 14 44 75

http://Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Twitter: @muframex

 

 

Bureaux de liaison des universités mexicaines en France à la MUFRAMEX

L’Université autonome métropolitaine, l’Université de Guadalajara et l’Université autonome de l’État de Nuevo León, ont récemment ouvert des antennes au sein de la MUFRAMEX, à l’Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées.

 

Centre d’études mexicaines de l’UNAM à l’Université de la Sorbonne

Le CEM-UNAM est un instrument privilégié pour encourager la coopération avec des universités françaises et européennes. Réciproquement et grâce aux excellentes relations de coopération entre l’UNAM et la Sorbonne, les parties sont convenues de l’ouverture d’une antenne de l’UNAM au Consortium Sorbonne Université.

 

Contact:

CEM-UNAM

15, rue de l'École de médecine

75006 Paris

Tél. 01 44 27 53 73

http://www.cemunam.fr/

Twitter: @unamcemfrancia

 

 

V.           COOPÉRATION ENTRE LES GOUVERNEMENTS LOCAUX MEXICAINS ET FRANÇAIS

Appel franco-mexicain pour le développement des projets en matière de coopération décentralisée. L’Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement (AMEXCID), du Ministère mexicain des Relations extérieures (SER), et la Délégation pour l’action extérieure des gouvernements locaux, du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE/DAECT), publient chaque année l’Appel à candidatures franco-mexicain pour la promotion de l’action extérieure des gouvernements locaux intéressés par le renforcement de la coopération en matière de :

•    ville durable: ordre territorial, services publics locaux (eaux, transports, logements, etc.) et de gouvernance locale ;

•    promotion territoriale et développement économique (coopération entre pôles de compétitivité, universités, etc.) ;

•    gestion environnementale et promotion de la biodiversité (gestion des littoraux, forêts, parcs et réserves naturelles, etc.) ;

•    tourisme durable et valorisation du patrimoine ;

•    jeunesse et formation professionnelle.

Pour plus d’informations: https://www.gob.mx/amexcid/acciones-y-programas/convocatorias-94183           

 

VI.          ÉTUDIER EN FRANCE. DÉMARCHES ADMINISTRATIVES.

1)  Reconnaissance mutuelle des diplômes, titres et périodes de formation Mexique-France.

Êtes-vous titulaire d’un diplôme officiel d’études à l’étranger et désirez-vous le valider officiellement au Mexique? Pour ce faire, une revalidation des études est nécessaire.

La revalidation des études est l’acte administratif par lequel l’autorité éducative compétente octroie une validité officielle aux études suivies en dehors du système éducatif national mexicain. Le Mexique et la France ont souscrit le 10 avril 2014 une Convention de coopération pour la reconnaissance mutuelle des diplômes, titres et périodes d’études d’enseignement supérieur. Elle a pour objectif de renforcer la mobilité étudiante entre les deux pays et de faciliter la poursuite d’un parcours éducatif dans un autre pays.

Texte de la Convention: http://www.mexique.campusfrance.org/sites/locaux/files/mexique/page/290745/Accuerdo%20Reconocimiento%20080414_esp.pdf

La Convention s’applique aux étudiants mexicains et français titulaires des diplômes, titres et périodes d’études ayant une validité officielle dans les systèmes éducatifs mexicain ou français. Il s’agit d’un guide permettant aux universités des deux pays de mieux comprendre les diplômes et titres délivrés par leurs homologues, et facilitant la procédure de revalidation des études. La souscription de cet instrument n’implique pas la revalidation automatique des diplômes, titres et/ou périodes d’études au Mexique et en France. C’est à l’institution d’accueil qu’il revient de déterminer les programmes auxquels peut s’inscrire l’étudiant et les éventuelles dispenses d’études.

La Convention inclut les institutions suivantes:

Mexique: universités publiques, autonomes et institutions d’enseignement supérieur bénéficiant de la reconnaissance de la validité officielle des études.

France: institutions d’enseignement supérieur membres de la Conférence des Présidents des universités (CPU) et de la Conférence des Directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI).

La Convention ne s’applique pas aux programmes de formation sans validité officielle au Mexique ou en France ni aux programmes de formation professionnelle dans le domaine de la santé.

Si vous désirez suivre des études et /ou travailler en France, il est recommandé de demander une attestation de comparabilité auprès du Centre international d’études pédagogiques (CIEP). Il s’agit d’un document officiel, quoique sans valeur juridique, approuvé par le Centre français ENIC-NARIC qui facilite la compréhension de la nature du diplôme étranger par les autorités universitaires et les entreprises françaises.

Pour plus d’informations : http://www.ciep.fr/es/node/8786

 

Si vous désirez revalider vos études au Mexique, vous devez apostiller vos diplômes français auprès de la Cour d’appel française. Au Mexique, le Ministère de l’Éducation publique (SEP) est chargé de toutes les procédures de revalidation des études à l’étranger. Dans les liens suivants vous pouvez trouver des informations détaillées sur la procédure à suivre:

http://www.ree.sep.gob.mx/es/sincree/Nivel_Superior

http://www.ree.sep.gob.mx/es/sincree/Menu_2

 

Revalidation et délivrance du titre professionnel. Pour travailler dans certains secteurs au Mexique il est nécessaire d’être titulaire d’un titre professionnel. Depuis le 1er octobre 2018, l’enregistrement du diplôme et la délivrance du titre professionnel par la Direction générale des professions du SEP, se déroule en ligne sur le site  www.gob.mx/cedulaprofesional.

 

Pour plus d’informations: https://www.gob.mx/tramites/ficha/expedicion-de-cedula-profesional-electronica/SEP6534

  

2)    Apostiller des diplômes

 

Documents français. L’Ambassade et la Section consulaire n’apostillent pas de documents. Pour que vos documents officiels français prennent effet au Mexique ils doivent être apostillés auprès de la Cour d’appel :

 

Cour d’appel de Paris
34, quai des Orfèvres
75001 Paris
Tél.: 01.44.32.52.52

http://www.ca-paris.justice.fr/index.php?rubrique=12533&ssrubrique=12537&article=25847

 

Pour la province et les académies de Créteil et Versailles les informations sont disponibles à la mairie de votre ville.

 

Documents mexicains. Pour que les documents mexicains soient valables en France, ils doivent être apostillés au Mexique. Les autorités responsables sont le Ministère mexicain de l’Intérieur et les Secrétariats généraux du gouvernement des États fédérés de la République.

 

Les documents publics fédéraux émis à Mexico doivent être apostillés par la Direction générale du gouvernement du Ministère de l’Intérieur.

Les documents publics fédéraux délivrés dans les États fédérés doivent être apostillés par la Délégation d’État de la Direction générale du gouvernement du Ministère de l’Intérieur du lieu de délivrance du document.

Les documents publics délivrés par la Mairie de Mexico doivent être apostillés par la Direction juridique et des études législatives de la Mairie de Mexico.

Les documents publics délivrés par les administrations des Etats fédérés doivent être apostillés par les Secrétariats généraux du gouvernement de chacun des États de la République.

Pour plus d’informations: http://dicoppu.segob.gob.mx/es/DICOPPU/Apostille

 

VII.         SYSTÈME ÉDUCATIF FRANÇAIS 

 

La Constitution française établit que l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïc à tous les niveaux est un devoir de l’État. Le système d’enseignement supérieur français s’appuie sur des principes généraux inspirés de la Révolution française et enrichis par un recueil de textes législatifs élaborés depuis le XIXe siècle. Le principe de laïcité est la base du système éducatif français et date de l’entrée en vigueur de la loi Jules Ferry adoptée le 28 mars 1882.

L’éducation en France est obligatoire. Ce principe est valable à partir de six ans pour tous les enfants français et étrangers résidant en France. La scolarisation était obligatoire à l’origine jusqu’à 13 ans, âge porté à 16 ans en 1959.

Dans le cadre du système éducatif, les établissements publics côtoient les écoles privées. Ces dernières sont soumises au contrôle de l’État et ont l’obligation de respecter les programmes éducatifs établis par le gouvernement. Seul l’État est compétent en matière de délivrance des diplômes et des titres universitaires. Les examens sont réglementés à l’échelle nationale. 83% des élèves sont inscrits auprès des établissements publics, alors que les écoles privées accueillent 17% des élèves. Un nombre réduit d’élèves suit des études auprès des établissements privés hors contrat.

L’enseignement primaire (écoles maternelle et élémentaire) et l’enseignement secondaire (collège et lycée) sont gratuits dans les établissements publics. Les frais de construction, équipement et fonctionnement relèvent des administrations territoriales. Au niveau primaire la mairie prend en charge le matériel scolaire et – souvent – les manuels scolaires. L’État attribue des fonds spécifiques pour garantir la gratuité des manuels scolaires au collège. Au lycée, la responsabilité de l’achat des livres revient aux familles, à l’exception de certains cas où celui-ci est financé par les gouvernements locaux. L’État rémunère le personnel académique des différents niveaux d’enseignement en fonction de  ses diplômes, formation et ancienneté.

Distribution des compétences. La France est constituée de 13 régions, 30 académies chargées de l’administration locale de l’enseignement, 101 départements et 35 498 municipalités. Le Recteur d’Académie, désigné par le Conseil des Ministres et nommé par décret du Président de la République, est le responsable de l’Académie, circonscription administrative correspondant au service public de l’éducation nationale. Le Recteur est également Chancelier des Universités, dirige la politique éducative à tous les niveaux dans la région, sous sa responsabilité et l’autorité du Ministre de l’Éducation nationale.  

Le personnel académique. En France, le personnel académique est recruté sur concours et les enseignants jouissent du statut de fonctionnaires publics. Depuis le cycle scolaire 2011-2012, les candidats à un emploi d’enseignant doivent être titulaires d’un master. Pour enseigner au niveau primaire, les candidats doivent réussir le concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE), organisé par les Académies.

 

En ce qui concerne l’enseignement secondaire public, plusieurs types de concours sont proposés: le Certificat d’aptitude pour le professorat de l’enseignement du second degré (CAPES), le Certificat d’aptitude pour le professorat d’éducation physique et sportive (CAPEPS), le Certificat d’aptitude pour le professorat de lycée professionnel (CAPLP), le concours de l’Agrégation (plus sélectif que le CAPES car il confère de meilleures conditions pour l’exercice de la profession).

 

Socle commun de connaissances et de compétences. Les niveaux d’enseignement primaire et secondaire se fondent sur un système commun de connaissances et de compétences. Ce concept s’appuie sur différentes recommandations du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne contenues dans les « Compétences pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie ». Le socle commun constitue une référence pour l’élaboration des programmes éducatifs des niveaux primaire et secondaire. S’agissant des langues, les programmes éducatifs sont conçus à partir du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).

 

NIVEAUX ÉDUCATIFS

 

Enseignement primaire        3 ans             Maternelle

                                             5 ans             Primaire

 

Enseignement secondaire   4 ans             Collège

                                             3 ans             Lycée

 

Le programme de lycée comprend trois filières selon l’orientation éducative: baccalauréat général, baccalauréat technologique, baccalauréat professionnel. Les trois modalités se déroulent en trois ans. La formation générale oriente les lycéens vers des études de troisième cycle (master et doctorat), alors que les filières technologique et professionnelle préparent plutôt à des études de niveau technique.


 

TABLEAU COMPARATIF

DES SYSTÈMES ÉDUCATIFS MEXICAIN ET FRANÇAIS

MEXIQUE

FRANCE

jardín de niños

maternelle, moyenne section

pre-primaria

maternelle, grande section

PRIMARIA

PRIMAIRE

11ème ou C.P.

10ème ou C.E. I

9ème ou C.E. II

8ème ou C.M. I

7ème ou C.M. II

COLLÈGE 6ème

SECUNDARIA

 

5ème

4ème

3ème

PREPARATORIA

LYCÉE

2de

1ere

Terminale

 

 

  

Pour plus d’informations consultez la page internet du Ministère de l’Éducation nationale: http://www.education.gouv.fr/

 

 

VIII.       ÉCHELLE DE NOTATION EN FRANCE

 

Système français d’enseignement supérieur

Le système français d’enseignement supérieur emploie une échelle d’évaluation de 0 à 20, 10 étant la note minimum de passage.

Il existe deux options pour noter les étudiants: le contrôle continu et le contrôle final.

-    Contrôle continu: l’élève accumule les notes de l’année scolaire et à la fin il obtient une moyenne pondérée.

-    Contrôle final. La seule note qui compte pour réussir une matière est celle qui correspond à l’examen ou travail final. Les notes sont inscrites sur le relevé de notes remis aux élèves à la fin de chaque période ou année scolaire.

À la fin de l’année universitaire, les universités françaises remettent un certificat de fin d’études: procès-verbal de soutenance, attestation de réussite au diplôme. La moyenne générale obtenue sur 20 apparaît sur ces documents. À partir de cette note finale est déterminée la mention. Un an après la fin des études, le Ministère de l’Éducation nationale remet à l’étudiant le diplôme correspondant où figure la mention.

 

MENTION TRÈS BIEN         =           16 à 20

MENTION BIEN                    =           14 à 15,99

MENTION ASSEZ BIEN       =           12 à 13,99

PASSABLE                           =           10 à 11,99

 

Système d’enseignement supérieur européen. Désormais, à la faveur de la réforme éducative européenne, un nouveau système d’enseignement supérieur a été mis en place. La construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur vise notamment à encourager la mobilité des étudiants, enseignants et chercheurs, dans le cadre d’un modèle éducatif européen unique; à faciliter les procédures éducatives des étudiants des pays concernés; et à transformer l’Espace éducatif européen en un lieu attrayant à l’échelon mondial. Cette initiative reçoit en France le nom de « LMD : licence-master-doctorat ». 

Les cycles universitaires qui correspondent à l’espace d’enseignement supérieur européen sont les suivants:

 

Licence:          bac + 3;

Master:           bac + 4  et Bac + 5 (master 1 et master 2);

Doctorat:         bac + 8 (Master + 3).

 

Les grandes écoles. Le concept des grandes écoles est employé en France pour distinguer les écoles et les universités qui remplissent les critères d’excellence fixés par la Confédération des grandes écoles de France, ce qui suppose un haut niveau académique et un prestige professionnel et international. Les grandes écoles, spécialisées dans les domaines du commerce, des sciences politiques et de l’ingénierie, peuvent être privées ou publiques.

Le processus de sélection dans ces établissements comprend en plus d’une session de pré-sélection, une période scolaire de deux ans dans une école préparatoire aux titulaires du baccalauréat. Au cours de cette période les étudiants se préparent à présenter les concours d’admission et seules les meilleures moyennes ont le droit de poursuivre leurs études dans une grande école pendant trois années supplémentaires. Ce processus de cinq ou six ans offre une équivalence de niveau master. Pour les cours préparatoires aux grandes écoles, les intéressés doivent s’inscrire directement auprès des institutions correspondantes.

Système européen de crédit d’apprentissage (ECTS). Le système européen de crédit d’apprentissage (European Credits Transfer System), créé par l’Union européenne, vise à faciliter la comparaison entre programmes d’études des différents pays.

Cet instrument permet d’attribuer des points à chaque composant du programme d’études selon la charge de travail réalisée par l’étudiant. En outre, il offre une meilleure lisibilité des programmes d’études nationaux, permettant la mobilité des étudiants et facilitant un système d’équivalence et reconnaissance des études suivies dans un autre pays en ce qui concerne le niveau, la qualité et l’importance des programmes.

Fonctionnement et caractéristiques du système ECTS. Le système ECTS établit qu’une année d’études correspond à 60 crédits, c’est à dire entre 1 500 et   1 800 heures de travail. Un crédit correspond à un volume de travail de 25 à 30 heures.

La charge de travail inclut toutes les activités de formation de l’étudiant (cours magistraux, séminaires, travaux pratiques, études personnelles, préparation et réalisation d’examens, devoirs, etc.).

Dans le cadre de l’ECTS, les crédits ne peuvent être obtenus qu’une fois que la charge de travail a été accomplie et que les résultats ont été évalués. Ce système n’implique pas la reconnaissance automatique de la valeur des crédits. Chaque institution d’enseignement supérieur décide de manière autonome, ou dans le cadre de la réglementation nationale, des modalités d’obtention et de reconnaissance des crédits.

§  Licence: 6 semestres d’études pour l’obtention de 180 ECTS.

§  Master: 4 semestres d’études pour l’obtention de 120 ECTS

§  Doctorat: un maximum de 8 semestres.